«Comme votre coeur est lent à croire!» Vous croyez que les choses ont changé? Eh bien non. Même de nos jours en 2008, jésus se bat pour être reconnu et accepté.
Ce sera le combat de sa vie : venir nous dire qu'il est bien le Ressuscité. Les disciples le reconnurent à la fraction du Pain. Ce don de cette Eucharistie, n'est-ce pas lui qui leur a ouvert les yeux? Pauvre Jésus, il devra lutter et se battre pour nous confirmer que son Pain est source de vie. Les deux disciples d'Emmaüs nous représentent bien. C'est un peu nous que Jésus rencontre. Pouvons-nous être fiers de nos attitudes?
Nous savons tous que la foi est faible au Québec et que souvent elle s'éteint en même temps que les aînés. Faut-il nous en vouloir? Qui s'est soucié de répandre cette foi dans le coeur des québécois? Oh! Mes enfants, je sais de quoi je parle car c'est moi l'Esprit Saint qui vous écris ces mots. Ne parlons pas trop fort, nous risquons de réveiller vos subconscients.
Voilà que tout est remis en question. Êtes-vous obligés de croire pour être heureux? Je sais bien que vous ne le voyez plus, que vous n'avez pas besoin de lui. Il vous fatigue avec sa morale chrétienne, ses lois, ses commandements. Pourquoi vient-il brimer votre liberté? Vous laisse-t-il jouir de tous les plaisirs de la vie?
Lui, il est un être d'Amour, uniquement d'Amour. Il vous regarde vivre et il ne dit mot. Son coeur est souvent triste à vous regarder cheminer. Comme un bon Père, il scrute l'horizon pour voir si vous ne revenez pas au bercail. C'est la mission que le Père lui a confiée : se pencher sur toutes les brebis perdues du Québec. À vous regarder vivre, à vous regarder agir, je l'entends encore vous dire: «Comme votre coeur est lent à croire, à comprendre.»
Un jour les coeurs se réveilleront mais il se fera tard dans les plans du Père. Vous chercherez quelqu'un pour confirmer votre foi, vous voudrez faire la paix dans vos coeurs, recevoir l'absolution de vos péchés par un prêtre et venir manger à sa table. Vous n'en trouverez point.
La relève n'est pas là. On ne s'est pas soucié de susciter des vocations. On s'occupe de ceux qui fréquentaient vos églises et qui donnaient à la quête. Il faut bien faire vivre le bâtiment au détriment des faibles non présents, des souffrants, des mal-aimés, des blessés de la vie. Où logent-ils, où les retrouver? Ça, on ne veut pas le savoir : «Débrouillez-vous, laissez-nous vivre nos derniers milles en paix.»
Et Jésus dans tout cela? Il nous dit qu'il se cherche une place pour y reposer sa tête. Moi, l'Esprit Saint, j'attends sur le seuil des églises pour y entrer. Mettra-t-on le cadenas sous mon nez? Il y a plus de joie à poser ce geste qu'à se pencher sur les âmes en perdition. Vous pensez que j'exagère dans mes propos? Je suis trop bien placé pour voir et entendre vos commentaires.
«Comme votre coeur est lent à croire» ne peut être plus réel au Québec. N'allez pas croire qu'il n'est pas présent, qu'il ne souhaiterait pas se manifester. Personne ne veut l'admettre. Un vieux sage vous confirmera le contraire prochainement. Il vit au Québec mais je ne dévoilerai pas son nom. Notre enfant ira le rencontrer prochainement à la demande de Jésus.
Si nous voulons que nos évêques croient, avons-nous le choix? Toute la relève de la foi repose sur leurs épaules. Malheureusement il se fait tard dans les plans du Père. Il y a eu trop de laisser-aller, et de fermetures des yeux. Une grande majorité de nos enfants ont été abandonnés par notre Église. Toutes ces débandades dans les coeurs sont les résultats de vos lenteurs et de vos refus de croire. Êtes-vous encore sur le chemin d'Emmaüs? Il y a lieu d'y croire.
Je vous laisse sur mes propos. C'est moi l'Esprit Saint qui vous dis ces mots dans la nuit du 6 avril 2008. Merci à mon enfant qui écrit pour moi. Je vous aime tous.
(1) Luc 24,25 Votre Esprit Saint.
M04091010