Jésus et enfant      Croisade d'amour de Jésus logo

 

 

Regarde le dialogue que j'ai avec ce petit enfant.  Tu pourrais faire de même.

Hommage de tendresse de Jésus à sa maman Marie

en cette fête de l’Immaculée Conception, le 8 décembre. (1)

     

     Chère maman,

     Bientôt ce sera l’anniversaire de ma naissance.

     En ce temps-là, je n’étais pas encore né mais je commençais à être lourd pour toi. Étais-je agité? Te donnais-je des coups? Tu savais que je n’étais pas un enfant comme les autres. Pourtant j’aimais jouer avec les autres enfants de mon voisinage. Quelle sorte de garçon étais-je?

     Très tôt tu m’as montré à prier, tu m’as appris à lire. Voilà qu’à douze ans je me retrouve dans le temple à enseigner aux plus âgés. Je m’étonne moi-même des paroles que je prononce car ce n’est pas moi mais l’Esprit qui m’inspire.

     Mais, à ton grand désarroi, je ne t’avais pas demandé la permission et tu me cherchais partout. Excuse-moi, maman, je t’en demande pardon. Alors que toi et Joseph, mon papa, vous étiez dans tous vos états.

     Je vous réponds par ces mots : «Ne saviez-vous pas que je suis au service de mon Père? » Dures paroles pour toi maman et dont je t’en demande pardon. Quand tu m’as retrouvé, j’ai senti un peu d’irritation dans ta voix.

     C’est normal car tu as agi comme toute bonne mère aurait réagi. C’est moi qui me donnais des airs de grandeur en enseignant aux docteurs de la Loi. Pas étonnant qu’ils me regardaient d’un drôle d’air mais j’étais bien avec toi et avec papa Joseph. J’ai été un enfant choyé et aimé.

      Tu as vite su que j’étais aussi le Fils de Dieu le Père mais je ne voulais pas me donner des titres de grandeur. Non, c’est toi, en me donnant la vie, qui a permis que j’aie eu une double paternité. Toi, tu n’étais pas responsable, tu as agi dans l’Amour de Dieu le Père. J’étais son prédestiné, son fils véritable.

     Ce ne fut pas une raison pour moins aimer ton mari. Non, mon papa Joseph a bien rempli son rôle de père terrestre et nos relations ont toujours été bonnes entre nous.

     Toi aussi, maman, tu as vieilli comme moi. Dieu le Père a fait de toi une mère spéciale. Tu étais une fille vierge et sans tâche que le péché n’avait pas souillée. C’est moi, en vieillissant et en accomplissant ma mission, celle de mon Papa céleste, qui suis venu meurtrir ton cœur et ton corps. Tu sais, chère maman, que je n’étais pas facile à suivre car je me déplaçais beaucoup avec mes disciples et la foule me suivait constamment.

     Au début, tout le monde m’aimait, puis quelques-uns ont commencé à me détester parce que je dérangeais. Les autorités s’inquiétaient. Je prenais trop de place et je devenais trop populaire. J’ai dû te causer bien des soucis, chère maman. Tu as sûrement passé des nuits blanches,

     Chère maman, excuse-moi pour toutes ces contraintes. Tu le sais, maman, quand tu es au service du Seigneur, tu ne t’appartiens plus, tu dois faire sa volonté et obéir à ses moindres désirs.

     Le messager que tu connais, doit lui aussi, à chaque jour, demander de réaliser la volonté de celui qui l’invite à proclamer l’Amour de Jésus. A cause de moi, je sais toutes les souffrances que tu as endurées. Il fallait m’aimer pour me suivre. Il fallait que j’aime Dieu le Père pour lui rester fidèle. Je savais toutes les péripéties que je devrais affronter. Je pensais à toi et je n’aurais pas voulu meurtrir ton cœur à chaque événement.

     Voilà chère maman, tu as été mère jusqu’à mon dernier souffle sur la croix. Tu as partagé toutes mes souffrances. Tu as vu ma peau déchirée en lambeaux. Tu as vu mon sang qui coulait. C’était pour sauver du péché toute l’humanité.

     Il t’a fallu un courage surnaturel pour vivre toutes ces atrocités à mon endroit sans défaillir. C’est là, maman, que je retrouve toute ta force. C’est là que je découvre l’amour que tu avais, toi aussi, pour chacun de nous.

     En cette fête de ton Immaculée Conception, je te rends hommage. Tu mérites bien cette tendresse qui coule de mon cœur. Nous aurons l’occasion de manifester notre Amour à tous les enfants du Québec par la Croisade d’Amour. Ne reste plus en arrière, prends ta place. Tu as un rôle à jouer dans la Croisade comme tu avais un rôle en écrivant la préface de mon premier volume.

     Tu vois bien, chère maman, que notre mission continue spécialement au Québec. Nous agissons selon la volonté de Papa avec notre messager.

     Ne l’abandonne pas car cet enfant est le choix du Père. Nous l’investirons de nos grâces pour qu’il accomplisse la mission et le rôle qu’il doit jouer dans la Croisade d’Amour.

     Merci à toi, chère maman. Cette nuit, je t’ai rappelé des événements. Je ne voulais pas faire surgir en toi des souvenirs horribles, non, mais je voulais te démontrer que tu ne m’as jamais abandonné.

     Voilà où l’amour prend toute sa force et sa dignité. Je fais de toi la Mère de la Croisade d’Amour. Tu connais les souffrances de tous ces enfants de Dieu. Ils sauront apprécier tes services.

     Je pense à toi, cher messager. Voilà que tu écris depuis longtemps et tu n’as jamais regardé l’heure.

     C’était la fête de maman et je voulais le souligner avec tout mon cœur. Merci pour tout!

     Vive l’Immaculée Conception!

Ton fils Jésus.

(1) Extrait du volume «Quand souffle l’Esprit» (page 93).

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